Le prochain Salon international de l’agriculture qui aura lieu du 22 février au 1er mars à Paris, devrait se dérouler dans une atmosphère « plutôt apaisée », selon Jean-Luc Poulain, président du Salon de l’agriculture (Sia) et du Ceneca, même s’il reconnaît qu’il y a beaucoup d’incompréhension entre le monde rural et urbain, le monde agricole et non agricole. « L’agriculture vous tend les bras ». Tel est le slogan de cette 56e édition du Sia. « Nous voulons expliquer à nos concitoyens que s’ils souhaitent en faire leur métier, l’agriculture est ouverte, poursuit Jean-Luc Poulain. Quelles que soient les productions, et quels que soient les niveaux de formation, on a besoin de compétences. » Ce besoin de main-d’œuvre est d’autant plus vrai que de nombreux agriculteurs s’orientent vers la transformation et la commercialisation de leurs produits.
Valérie Leroy, directrice du Sia, voit un autre sens dans ce slogan : « L’une des grandes valeurs de ce salon, c’est l’accent sur la pédagogie. L’attitude du public change : il y a 6-7 ans, l’objectif c’était de voir des animaux, mais il en apparaît d’autres : rencontrer des agriculteurs et mieux comprendre l’agriculture. Ils viennent avec des informations à vérifier. Ils ont des questions beaucoup plus précises et approfondies qu’il y a quelques années.
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Autre particularité de ce Sia 2020 : le célèbre concours général agricole va fêter ses 150 ans. « Le concours porte sur cinq familles : les animaux reproducteurs, les produits, les vins, les jeunes professionnels et les pratiques agro-écologiques », explique Valérie Leroy, et tout cela encadré par 500 commissaires et plus de 10 000 jurys. Dans le cadre du Trophée national des lycées agricoles, un partenariat inédit a été réalisé avec des écoles professionnelles chinoises.
Les visiteurs d’aujourd’hui viennent avec des informations qu’ils veulent vérifier