Une bonne nouvelle ne vient jamais seule : les industries alimentaires viennent d’être réintégrées de justesse dans le programme européen de recherche adopté pour 2007-2013 ; à Paris – et bien sûr Nicolas Forissier en signale l’aubaine due en fait à une mini-ponction sur la cagnote des privatisations –, l’Agence nationale de la recherche engage 12,6 millions d’euros sur le budget 2005 pour financer un appel à projets du « programme national de recherche en alimentation nutrition humaine » (PNRA). Industriels, centres techniques professionnels du réseau Actia et laboratoires publics ont jusqu’au… 13 mai pour se présenter à ce guichet (www.gip-anr.fr). A choisir, de toute urgence donc, avec des sujets à dominante sociétale et méthodologique plutôt que purement technologiques et pouvant se relier à ces 5 thèmes : comportement des consommateurs, renforcement de la qualité, risques alimentaires, technologies propres et économes, adaptation nutritionnelle aux évolutions de l’alimentation et de l’environnement.
Un comité de pilotage présidé par Yves Bayon de Noyer, vice-président de l’Ania et président de l’Actia, va faire le tri, en privilégiant les partenariats public-privé. Le PNRA, qui s’inspire ainsi des programmes Aliment 2000, Aliment Demain ou Aliment-Qualité-Sécurité de la précédente décennie, promet un peu d’oxygène pour les centres techniques notamment. Il était temps car les moyens du programme AQS, limités à 2 M EUR en 2003, avaient disparu depuis.
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Ne boudons pas notre plaisir, mais on n’est encore pas dans une politique suivie qui donnerait de la visibilité aux chercheurs.