« Au premier semestre, le groupe a évolué dans un paysage économique difficile, particulièrement en zone euro (croissance économique ralentie en France, négative en Espagne, au Portugal et en Italie, durcissement des plans d’austérité mis en place par les différents gouvernements), les pays d’Europe de l’Est et d’Asie dans lesquels le groupe est présent étant moins touchés par cette conjoncture difficile ». Comme ses confrères, le distributeur nordiste justifie une croissance modérée par la crise économique, mais fait plutôt bonne figure : les revenus hors taxes consolidés publiés le 30 août augmentent de 5,5 % à 22,4 milliards d’euros. Hors essence et à taux de change constant, la progression reste significative (+5 %). Des différences apparaissent selon les zones géographiques. Ainsi, l’Europe occidentale hors France connaît une croissance nulle, la France une croissance de 3 %, quand les pays d’Europe de l’Est et d’Asie, « tirée par la Russie et la Chine », progressent fortement (+14,1 %). L’international représente 57 % des revenus, la France 43 % (contre 44,5 % au 30 juin 2011). En termes de performances financières, l’EBITDA progresse de 9,7 % à 1 102 millions et représente 4,9 % des revenus. Le maintien du niveau de marge commerciale à 22,7 % du chiffre d’affaires et la maîtrise de la progression des charges d’exploitation courante hors amortissements, provisions et dépréciations (+4,8 %) expliquent cette hausse, selon le communiqué. Le résultat d’exploitation courant est en hausse de 4,7 %, mais le résultat net ressort en nette baisse de 30,3% à 237 millions, mais serait en progression de 12% hors éléments non récurrents (notamment pour dépréciations en Italie et sur Grosbill en France). Les investissements courants poursuivent leur progression, s’élevant à 618 millions d’euros (+9,9 %), pour retrouver un niveau d’investissement comparable à celui du premier semestre 2009. La répartition géographique des investissements est proche de celle des années précédentes : 53 % investis en Europe de l’Est et en Asie, 31 % en France et 16 % en Europe occidentale hors France. Pour l’avenir, Vianney Mulliez, président du conseil d’administration, juge que « le contexte, en particulier en France, est porteur d’incertitudes, avec d’un côté la hausse annoncée des charges supportées par les entreprises et de l’autre un fort ralentissement de la consommation des ménages. Les perspectives, pour le second semestre, restent, de ce fait, préoccupantes en zone euro. »
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