Convertir 6 % de plus de la surface de vigne française en bio, pour atteindre 15 % de la SAU comme le prévoyait le plan Ambition bio 2022, entraînerait une augmentation de la quantité de cuivre utilisée d’environ 14 % par rapport à 2016, prévoit l’Anses dans un rapport publié le 17 mars. La viticulture, rappelle l’agence sanitaire, utilise plus de la moitié des quantités totales de cuivre vendues en France. Or, dans cette filière, la dose à l’hectare « est deux à trois fois plus élevée en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle, avec un nombre de traitements sur une même parcelle trois fois plus élevé ». Selon l’enquête sur les pratiques culturales de 2016, la dose moyenne en bio était de 2,55 kg/ha pour 9,4 passages en moyenne, contre 1,3 kg/ha et 2,6 passages en conventionnel. Par ailleurs, en pommes de terre, passer à 15 % de la SAU en bio multiplierait également par dix les volumes de cuivre utilisés par cette filière, souligne l’Anses. Alors que le cuivre a été approuvé comme « substance candidate à la substitution », le défi sera d’autant plus difficile pour la bio d’après l’Anses, que « les alternatives pour remplacer le cuivre sont très peu disponibles ».
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