« On est au bout du système où il suffisait de réduire le nombre d’exploitants et d’augmenter la taille des fermes pour résoudre les problèmes », constate Claude Cochonneau, le nouveau président des chambres d’agriculture (APCA). Tel est sans doute l’enseignement de la crise dans laquelle se trouvent principalement les producteurs de lait mais aussi les céréaliers et pas mal d’autres professions. Grandir, dans bon nombre de cas, ne fait qu’accentuer les déficits. À l’inverse, certaines petites exploitations ont réussi à se rendre indépendantes des grands postes de coûts, tels les aliments du bétail ou les engrais et phytos. Elles sont autonomes.

En même temps, la petite taille n’est pas a priori une solution et constitue la plupart du temps un élément de faiblesse.

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Chambres d'agriculture France
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La solution est ailleurs. Elle réside dans le savoir-faire de l’exploitant, sa capacité à réduire ses intrants et à produire de l’agriculture avec une valeur ajoutée palpable : produit sous label, appellation, ou encore avec des critères de qualité qui créent une différenciation. Ou encore, avec un contrat de livraison exclusive sous cahier des charges spécifiques, etc.

Pour les prochains gouvernants de la France, il va falloir donc mettre au point une politique (ou l’obtenir de Bruxelles) qui sorte des sentiers battus. On ne sait trop si les candidats, de droite comme de gauche, en sont convaincus. Mais la créativité politique en agriculture est urgente. D’autant qu’un très grand nombre d’exploitants agricoles vont arriver à l’âge de la retraite dans les années proches. Il va falloir les remplacer, installer des agriculteurs avec un modèle qui ne s’exprime pas en taille mais en autonomie.