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Auvergne-Rhône-Alpes muscle son soutien aux fruits et légumes

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La région Auvergne-Rhône-Alpes a renouvelé son plan quinquennal pour la filière fruits avec un budget accru de 635 000 euros d’aides à l’investissement par an. La nouvelle mouture de ce plan vise à renforcer la résilience, la compétitivité et l’attractivité de la filière avec un accent mis sur les enjeux climatiques et la biodiversité

La région Auvergne-Rhône-Alpes et le comité stratégique fruits (CSF) régional ont signé, le 20 avril, un nouveau plan de filière fruit pour la période 2023-2027. Il est doté d’un budget de « 635 000 euros par an », en hausse par rapport « aux 570 000 euros annuels » de la précédente programmation (2017-2022), a indiqué le vice-président de région délégué à l’agriculture Fabrice Pannekoucke à Agra Presse. Ce nouveau plan de filière régional s’inscrit « dans la continuité du plan précédent, avec un renforcement mis sur la gestion de l’eau et le maintien de la biodiversité », a précisé Fabrice Pannekoucke.

D’après une note d’information interne, le plan est structuré en quatre axes dont trois voués à soutenir financièrement les acteurs amont et aval de la filière fruit.

Trois axes d’aides à l’investissement

Le premier axe vise à renforcer la « résilience des exploitations et des entreprises face aux changements climatiques tout en participant à la transition agroécologique ». Ce volet est doté en tout de 345 000 euros. Dans le détail, la principale action soutenue par la région est « l’expérimentation de variétés adaptées aux évolutions climatiques et répondant aux exigences du marché et des consommateurs », avec à la clef une enveloppe de 150 000 euros. Une autre enveloppe de 100 000 euros est prévue pour les investissements dans la gestion de l’eau et la biodiversité. Des montants moindres sont alloués à la « diversification du verger régional avec de petits projets », à la « réhabilitation du verger traditionnel » d’olive, et à « la diffusion d’information sur la mise en place de culture fruitière économe en eau et respectueuse de la biodiversité ».

Le deuxième axe du plan de filière régional vise à « renforcer la compétitivité des exploitations et des entreprises en favorisant les démarches de qualité, et en prenant en compte les évolutions sociales et environnementales ». Ce volet est doté au total de 170 000 euros. Il comprend plusieurs actions : le fait d’« accueillir les salariés sur son exploitation » avec une enveloppe allouée de 100 000 euros, ainsi que des actions de connaissance du marché, facilitation de la transmission, valorisation des produits par les organismes de défense et de gestion (ODG) et par « les collectifs de producteurs de fruits ».

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Le troisième axe vise à « revaloriser les fruits issus du territoire Auvergne-Rhône-Alpes sur le territoire, et de rendre attractive la filière et ses métiers ». Ce troisième volet est doté de 85 000 euros. Il recouvre des « opérations de communication d’entreprise » et des actions de « promotion et communication pour la filière ». Enfin, le quatrième axe doté de 35 000 euros servira à animer le plan fruit, sous l’impulsion du CSF a indiqué Fabrice Pannekoucke.

Une filière à « maintenir »

Parallèlement à ces aides « 100% régionales », les producteurs de fruits peuvent aussi émarger à 11 mesures de la programmation Feader 2023-2027 ouvertes aux filières végétales, a-t-il rappelé. Pour Fabrice Pannekoucke, l’engagement de la région sur la filière fruit est lié au poids économique du secteur. « L’Auvergne-Rhône-Alpes occupe une place importante dans la production fruitière, avec 37 000 ha de vergers, soit 20% des surfaces nationales, et 230 000 t fruits chaque année. On est la première région productrice d’abricot, de châtaigne et de noix, et la deuxième région productrice de fruits à noyaux et fruits à coque. On a aussi nos AOP et IGP qui occupent une place importante (AOP noix de Grenoble, châtaigne d’Ardèche et Olive de Nyons, IGP pommes et poires de Savoie, NDLR), et tout ça on veut pouvoir le maintenir ».

Cet engagement est aussi à mettre en regard du soutien de la région aux filières, nuance-t-il. « La région consacre 17 millions d’euros (M€) d’argent frais par an sur l’ensemble des plans de filière régionaux. Fin mars, la région a renouvelé le plan de filière viticole à hauteur de 2,2M€ par an, et le plan de filière aquacole à hauteur de 200 000 euros par an.

345 000€ par an pour le volet résilience