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Commerce international Avec les États-Unis, « tout doit être sur la table », selon David Cameron

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Espérant que le processus de négociation pour un accord de libre-échange pourra être lancé à la date du sommet du G8 en juin, qu’il présidera, le Premier ministre britannique affirme qu’aucun dossier ne devra être exclu de ces pourparlers. En revanche, la France a déjà appelé à la prudence.

«Il y a une véritable chance » que le processus de négociation pour un accord de libre-échange euro-américain « soit lancé à temps pour le sommet du G8 », les 17 et 18 juin en Irlande du Nord, a estimé, le 13 mai à Washington, David Cameron, qui participait à la Maison Blanche à une conférence de presse commune avec Barack Obama. « Les cinq prochaines semaines sont donc cruciales », a ajouté le premier ministre britannique.
Pour sa part, le président américain a dit espérer ouvrir les discussions avec l’UE « dans les prochains mois ».
Le Parlement européen doit se prononcer ce mois-ci sur le mandat de négociation de l’accord de libre-échange avec les États-Unis qui a été proposé le 12 mars par la Commission de Bruxelles, avant que le Conseil de l’UE ne se positionne en juin (1).
L’administration Obama a, quant à elle, informé le 20 mars le Congrès de son intention d’ouvrir les pourparlers.

Questions sanitaires et OGM

« Tout doit être sur la table, y compris les questions difficiles », lors des négociations de ce Partenariat euro-américain de commerce et d’investissement, a également affirmé David Cameron.
Le président français, François Hollande, avait cependant estimé le 15 mars qu’« il doit y avoir des garanties par rapport à certains domaines ». Les « normes sanitaires » sont un de ces secteurs « auxquels nous sommes attentifs », avait-il précisé (2). « Il est vrai que l’Europe et les États-Unis ont des vues différentes sur des sujets essentiels concernant, par exemple, la sécurité alimentaire », avait reconnu pour sa part, le 12 mars, le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht. « Prenez les OGM : nous avons chacun aujourd’hui des vues différentes et nous aurons des vues différentes après les négociations. Néanmoins, un futur accord ne changera pas la législation existant sur les OGM en Europe ; permettez-moi de répéter – pas de changement », avait-il dit (3).

(1) et (3) Voir n° 3390 du 18/03/13
(2) Voir n° 3391 du 25/03/13

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