Dans le cadre de France 2030, le programme Transitions, lancé par Vivescia pour encourager les pratiques agricoles durables, vient d’obtenir un financement de 1,9 M€. En son sein, une chaire de recherche visera à accompagner la « résilience » des fermes.
A l'occasion du Salon de l'agriculture 2024, le programme Transitions a été nommé lauréat de l’appel à projet « Résilience et capacités agroalimentaire 2030 » à hauteur de 1,9 M€ (subventions et avances). Lancé par le groupe coopératif Vivescia en septembre 2023, le programme vise à aider les agriculteurs du Nord-Est de la France à changer leurs pratiques culturales (assolements, engrais, cultures intermédiaires etc.) en leur offrant une rémunération complémentaire annuelle. Pour ce faire, des apports privés permettent de financer le programme. Des clients comme Avril et sa filiale Saipol, Roquette et Tereos, ou encore les entreprises de Vivescia Industries (Grands Moulins Paris, Malteurop…) ont ainsi signé pendant trois ans. Quant aux futures aides de l’État, l’objectif est d’abonder la partie formation. Pour l’heure, 200 agriculteurs se sont engagés dès la récolte 2024, et ce pour une durée de trois ans, et le groupe espère en convaincre 1 000 d’ici 2026.
Une transition financée par le marché
Biodiversité, stockage de carbone, résilience des sols… « le marché doit être capable de payer cette transition, et les efforts des agriculteurs. Nous souhaitons dupliquer ce programme sans demander de royalties », souligne le président de Vivescia Christoph Büren à Agra presse. « Je peux vous confirmer que l’intérêt est très important pour ce programme », souligne-t-il, précisant que plusieurs coopératives les ont d’ores et déjà sollicités. Parallèlement, le groupe coopératif Vivescia a annoncé le lancement d’une Chaire de recherche baptisée « des fermes résilientes bénéfiques pour le climat et la biodiversité », en partenariat avec l'institut polytechnique UniLaSalle, et l'Inrae. Au cours des quatre prochaines années, le projet - qui s'inscrit dans le programme Transitions - a pour ambition d’identifier les pratiques culturales qui favoriseraient l’adaptation au changement climatique des systèmes de culture dans les territoires du Nord-Est français.
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Plus concrètement, il vise à mettre en évidence « des variétés performantes et stables et des itinéraires techniques optimaux » face au changement climatique, mais aussi à identifier de nouvelles combinaisons de pratiques agroécologiques, ou encore à maximiser la productivité de la biomasse des cultures intermédiaires. Enfin, le projet vise à concevoir ou adapter une méthode d’évaluation des exploitations agricoles pour la restauration de la biodiversité. Selon le président de Vivescia Christoph Büren, il s’agira essentiellement de concentrer leur travail « sur les intercultures, qui agissent en tant que « réservoirs de biodiversité et capturent énormément de carbone ».