La CFA (aviculteurs, FNSEA) a alerté le 12 octobre sur le risque d’« arrêts de production » lié à la flambée des prix de l’énergie. « On a un risque réel cet hiver que des éleveurs arrêtent de produire », a mis en garde le président Jean-Michel Schaeffer, lors de son assemblée générale. Et de pointer « les hausses vertigineuses » du prix de l’énergie, qui affectent les éleveurs mais aussi toute la filière avicole, des fabricants d’aliments aux abattoirs. « La hausse des coûts de production n’est malheureusement pas finie », avec des factures de gaz et d’électricité multipliées par quatre ou par cinq, selon lui. S’adressant au ministre de l’Agriculture, Jean-Michel Schaeffer a réclamé un meilleur accès aux aides pour les entreprises énergo-intensives.
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Message bien reçu par Marc Fesneau : « On a notifié à Bruxelles un régime d’aide modifié » sur les critères d’année de référence, de chiffre d’affaires et avec des montants d’aide multipliés par deux, a-t-il annoncé pendant l’AG. Mais la hausse des coûts de production concerne aussi d’autres postes, notamment l’alimentation (60 % des charges), souligne la CFA. Si une partie a pu être répercutée auprès des distributeurs, en volaille de chair, canard gras, lapin, cela reste « insuffisant », d’après Jean-Michel Schaeffer. « On n’a pas tout eu, cela pas été assez vite », a aussi indiqué Paul Lopez, président de la FIA (industriels). Cette question d’une juste rémunération dépasse le cadre de la filière, selon le ministre. « Il faut, devant l’opinion publique, que nous menions la bataille des prix. Si on ne rémunère pas les producteurs, il y aura des ruptures de production dans la chaîne alimentaire », a lancé Marc Fesneau. Et d’inviter à sortir d’une logique d’après-guerre consistant à produire en quantité avec des prix bas. « Derrière l’acte d’achat, il y a un acte de souveraineté », selon lui.