Lors de l’assemblée générale du syndicat des industriels de l’agroéquipement (Axema), le 6 avril, son nouveau président, Frédéric Martin, a souhaité partager un travail de réflexion sur l’avenir de la structure. Un travail pour l’heure inachevé mais qui devrait permettre d’« asseoir » Axema sur le long terme.
Le syndicat des industriels de l’agroéquipement, Axema, est en pleine réflexion stratégique et cela s’est ressenti durant son assemblée générale le 6 avril à Paris. « Qui sommes-nous ? Qui sommes-nous ensemble ? Que faisons-nous ensemble ? », s’est exclamé Patrick Perard, alors encore président d’Axema. Ces phrases seront reprises par Frédéric Martin qui, suite à la décision du conseil d’administration quelques heures plus tôt, reprendra la présidence de la structure. « Axema est l’association française des acteurs de la filière des agroéquipements et de l’agroenvironnement », a donc présenté Frédéric Martin. Cela n’a l’air de rien mais cette phrase est la résultante de tout un travail orchestré par le cabinet Praxis Developpement dont Fréderic Martin s’est fait le porte-parole ce jour-là. Le travail est toujours en cours mais quelques éléments ont déjà pu être présentés.
Une association mais aussi un syndicat
Axema se dit donc « association » pour l’image qu’elle porte mais « reste juridiquement un syndicat », confirme Frédéric Martin qui rassurait ainsi certains membres dans la salle. Et le terme « agroenvironnement » marque « le rôle prépondérant que nous, chefs d’entreprise, jouons dans le développement du territoire », a-t-il souligné. Avec ce terme, il s’agit pour Axema de montrer sa volonté d’ouverture « à d’autres écosystèmes comme la recherche, les écoles, les dronistes », explique-t-il. « Lorsque l’on sait qui l’on est, il est possible de travailler sur notre vision », a-t-il souligné avant de présenter les valeurs d’Axema : « Intégrité, engagement, responsabilité, solidarité, convivialité ». « Notre ambition est de devenir la référence dans notre domaine d’expertise, d’être un vecteur d’excellence et de progrès, à l’écoute de nos adhérents et agissant à leur côté », a donc défini l’équipe de travail d’Axema. « Vaste programme », relève avec humour Frédéric Martin, devant une salle quelque peu muette.
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« Devenir une référence pour les industriels »
Pour arriver à cet objectif, dix missions stratégiques ont été définies : développer des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics, des médias, de la recherche…, élaborer une démarche prospective pour les adhérents, défendre l’excellence de la filière française, développer l’export et l’expertise des professionnels, travailler en réseau, etc. Il ne reste donc plus qu’à décliner sur le plan pratique cette ambition, soit encore quelques mois de travail ! « Nous avons besoin de vous pour nous engager sur des choses beaucoup plus concrètes que ce que nous allons présenter aujourd’hui », avait d’ailleurs annoncé au début de sa présentation Fabrice Martin. Axema semble donc entrer dans une deuxième phase de son développement après sa création en 2009. Dans un contexte où le marché des agroéquipements a baissé de 23 % en France depuis 2014 et où le niveau d’endettement des exploitations agricoles progresse (42 %), Patrick Perard, devenu membre d’honneur, s’est largement inquiété de la méconnaissance d’Axema par les professionnels. Il était temps de retrouver de « l’efficience », d’être « le point de ralliement des entreprises » et de « devenir la référence ».
Pour arriver à devenir la référence dans son domaine, dix missions stratégiques ont été définies