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Axioma veut continuer à investir dans la R&D, tout en se déployant à l’international

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Axioma utilise les plantes et les algues pour mettre au point ses biostimulants Crédits : © Axioma

Le spécialiste des biosolutions à base d’actifs végétaux Axioma vient d’être sélectionné pour participer au programme French Tech Agri20. Signataire d’un nouveau contrat de distribution avec l’australien Nufarm, la start-up s’apprête aussi à faire ses premiers pas à l’étranger.

Axioma fait partie des lauréats de la première édition de la French Tech Agri20 (1), révélée en 13 juillet 2022. Ce programme gouvernemental qui veut soutenir les start-up françaises les plus prometteuses en les accompagnant dans leur développement, vient en complément du plan d'investissement France 2030. Pour Anthony Bugeat, fondateur de cette entreprise basée à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), « c’est à la fois une reconnaissance du travail réalisé ces dix dernières années, mais aussi une aide pour le développement pour ces dix prochaines années ».

Fondé en 2012, Axioma utilise les plantes et les algues pour mettre au point des produits de biostimulation et de biocontrôle destinés à l’agriculture et l’élevage. En combinant les extraits de plantes, Axioma cherche à créer un « effet cocktail », explique Anthony Bugeat. Grâce à « l’agencement complexe des actifs issus de l’extraction végétale », la plante peut « mieux résister aux stress climatiques et biotiques ».  Même s’il n’entend pas se substituer aux produits phytosanitaires et aux engrais, Anthony Bugeat espère en faire une réponse aux défis actuels.  « Aujourd’hui, 50% des pertes de rendement ou de qualité des récoltes sont liés à des effets climatiques. Une plante stressée est une proie facile pour les attaques biotiques. »

Investissements dans l'outil industriel

La start-up est en plein développement depuis l’inauguration de son usine de production de Saint-Pantaléon-de-Larche en octobre dernier. Sa production annuelle de 5 millions de litres devrait tripler « d’ici août 2023 » grâce à des investissements pour davantage d’automatisation, selon le fondateur En parallèle, Axioma entend doubler ses effectifs chaque année.

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Depuis 2017, la start-up a levé plus de 3,7 millions d’euros, dont 2,4 millions en janvier 2022. De quoi assurer son développement pour les prochaines années, assure Anthony Bugeat. « Ces dix prochaines années, nous allons encore investir dans la R&D pour continuer à innover dans de nouvelles machines, de nouvelles installations. » Au programme d’Axioma aussi, un ambitieux développement à l’international. « Nous sommes convaincus que notre croissance se fera principalement à l’international avant le développement européen, affirme Anthony Bugeat. La prochaine année sera consacrée aux partenariats à l’international. Nous partons au Brésil, à Singapour, en Australie, au Canada, en Afrique du Sud… Au total, nous avons six produits homologués dans quatorze et bientôt seize pays. »

En juillet, la société a également officialisé un partenariat pluriannuel avec l’australien Nufarm, qui devient le distributeur exclusif en France du biostimulant Oléoprotéagineux d’Axioma destiné aux cultures de soja, colza et tournesol. C’est le dernier partenariat d’une longue série pour la start-up, après ceux signés avec Adama, Angibaud, Olmix, SBM et Syngenta à l’automne dernier. Son business model est basé sur ces contrats pluriannuels. « Nous avons considéré que les firmes phytosanitaires avaient de grands besoins en innovation pour compléter leur offre. Nous savons que nos produits ont un impact, mais il faut pouvoir les proposer au maximum d’agriculteurs. Les firmes avec lesquelles nous travaillons ont déjà accès à de nombreux clients. »