La petite conserverie artisanale de légumes bio Babelicot, près de Brest, a démarré sa production en avril. Une opération de financement participatif menée avec succès va également l'aider à investir dans du matériel.
Ingénieure agronome, anciennement chez Prince de Bretagne, Eleonore Faucher s'est associée avec son mari Benjamin pour créer Babelicot à Guipavas, au nord de Brest en janvier dernier. Depuis le mois d'avril, les premiers bocaux de légumes bio sont produits dans un atelier partagé de 50 m2 , rampe de lancement pour la jeune entreprise qui compte déménager dans un an « si tout va bien », indique Benjamin Faucher. La conserverie s'appuie sur une production locale, en Nord Finistère, de légumes bio souvent mis à l'écart de la vente. « Il y a les invendables pour des raisons esthétiques et les invendus, en période de pic de production, qui ne trouvent pas leurs consommateurs, explique le dirigeant. Notre priorité est de valoriser les excédents de production auprès de petits maraîchers bio qui n'ont pas toujours accès aux grandes centrales ». 30 000 pots devraient être produits pour commencer, avant d'atteindre 50 000 dans les trois ans. Parmi les références, on trouve une trentaine de recettes de petits pots pour bébé, tartinables apéritifs, aides culinaires, condiments, sauces et soupes froides ou chaudes.
Aidé par la Région Bretagne à hauteur de 10 000 euros pour lancer la pré-série en partenariat avec le laboratoire IDMer à Lorient, Babelicot bénéficie d'un apport personnel de 15 000 euros, d'un emprunt bancaire de 50 000 euros et désormais d'une enveloppe de 13 000 euros de financement participatif. L'opération lancée sur le site Ulule, terminée le 13 juin, a permis de lever de quoi investir dans du matériel. Les premiers bocaux seront en vente rapidement dans une dizaine de magasins bio de la région de Brest. « A terme, nous souhaitons élargir à toute la Bretagne et peut-être travailler avec des groupements d'achats pour expédier vers Paris », précise Benjamin Faucher. Un site de vente en ligne devrait également voir le jour.
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Pour sa première année d'exercice, Babelicot mise sur un chiffre d'affaires de 60 000 euros et espère atteindre 400 000 euros d'ici à cinq ans, avec la création d'un à deux équivalents temps plein. « Nous n'avons pas vocation à devenir une grande structure », insiste le jeune dirigeant, qui avance que déjà 30 % de l'activité sont dédiés à l'empotage pour le compte de producteurs qui ont déjà leurs recettes ou pour des produits non concurrentiels des leurs.