Le poids que prendront les notes du contrôle continu dans l’obtention du nouveau Bac pro est l’objet d’une polémique entre les syndicats de l’enseignement agricole. La majorité d’entre eux y redoutent une destruction de la valeur nationale du diplôme.
Le Conseil national de l’enseignement agricole (Cnea), au cours de sa réunion du 11 février, a voté en faveur d’un rôle plus important du contrôle continu appelé Contrôle en cours de formation (CCF) pour l’obtention du Bac pro, portant sa part à 52,5%. Jusque-là, le CCF comptait pour 50% et l’examen pour 50%. Un équilibre auquel tenaient les syndicats. Snetap-FSU, FO et Syac-CGT ont condamné cette décision dans un communiqué commun du 22 février. « Très tôt, le Snetap, le Sfoerta, le SYAC CGT, et la FEP CFDT (organisation syndicale des personnels de l’enseignement privé) sont intervenus pour rappeler leur position sur la place du CCF dans la formation et leur opposition ferme de voir la part du CCF augmenter », explique un communiqué commun de ces syndicats. « Augmenter la part des CCF, c’est s’engager dans la voie de la destruction de la valeur nationale du Baccalauréat professionnel », selon eux. Parmi les autres arguments : plus de CCF diminue le temps de formation et augmente le travail des enseignants. Ils redoutent encore que ce déséquilibre entre CCF et examen favorise l’enseignement privé au détriment du public. Pour Didier Locicero, secrétaire général du SGEN-CFDT, syndicat favorable à ce changement, « le CCF est un mode d’évaluation moderne qui prend en compte le rythme des élèves ». Selon lui, le SGEN-CDFT s’est surtout focalisé sur l’équilibre des enseignements du cursus du nouveau Bac Pro.
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