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Biscuits / Cession  Bahlsen sur le point de vendre sa filiale française

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12 ans après avoir racheté les Biscuits St Michel, le groupe Bahlsen se désengage de la France. En vente : le site nantais, celui de Commercy et le siège social. Le groupe n’a encore annoncé ni les raisons de ce retrait, ni les acheteurs potentiels. Le comité central extraordinaire du 14 septembre devrait lever le voile sur cette opération, « en phase de finalisation », selon les délégués syndicaux. Elle tombe étonnamment au même moment que l’annonce de la vente des activités nord-européennes de United Biscuits. Les fonds sont sur les rangs.

Bien que la France soit la première filiale européenne du groupe (plus de 20% du chiffre d’affaires global), le leader allemand des biscuits sucrés préfère peut-être investir sur son marché national. L’entreprise familiale, établie à Hanovre, aurait en effet récemment mis en vente sa filiale française, Bahlsen St Michel, soit deux sites de production et le siège social de Rueil-Malmaison. Le site de St-Michel Chef Chef et de Saint-Père en Retz, près de Nantes, fabrique les produits phares de la marque en France : les galettes St Michel, les sablés de Retz, les palets Roudor et les gaufrettes sèches St Michel, et regroupe 260 salariés. Le site de Commercy, près de Nancy, produit, avec une centaine de salariés, non seulement les madeleines de Commercy et les savaroises mais aussi la gamme Sélection Gourmande, pâtisseries à marque Bahlsen. «  Au total, explique Dominique Lucas, délégué CGT à St-Michel Chef Chef, ce sont quelque 460 personnes qui seront touchées par cette décision ».

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Une décision qui n’étonne pas

Mais les représentants syndicaux qui ont fait part de la nouvelle ne semblent pas vraiment surpris. «  Au comité central d’entreprise de juin dernier, ajoute le représentant CGT, on nous avait annoncé qu’en 2005, l’Allemagne avait revendu les recettes, achetées en 1994 lors de l’acquisition des Biscuits St Michel, à sa filiale française ». Un signe avant-coureur. Et celui-ci d’ajouter : « Depuis 12 ans, Bahlsen n’a réalisé aucun gros investissement sur ces sites de production, qui auraient maintenant besoin d’un renouvellement ». Cependant, l’année 2006 semble bien partie : «  Au premier semestre, nous avons déjà 500 tonnes d’avance en production. Comme les deux années précédentes, nous devrions dégager des bénéfices », estime Dominique Lucas. Quant au repreneur, le mystère reste entier. Si Stéphane Lardy, secrétaire général de la FGTA FO, évoque Barilla, propriétaire de la marque Harry’s, ou Brossard, d’autres parlent d’Andros ou de fonds d’investissement. «  L’opération est en phase de finalisation. Des noms devraient sortir lors du comité central extraordinaire du 14 septembre », précise encore Dominique Lucas.