La publication le 15 avril par l’Insee des chiffres définitifs de l’indice des prix à la consommation (IPC) pour mars 2020, montre une augmentation de 0,1 % sur un mois, après une stabilité le mois précédent. L’institut prend soin de préciser que « les relevés de prix réalisés par ses enquêteurs dans les points de vente physiques » ont été suspendus à partir du 16 avril, « les indices de cette publication ont donc été calculés pour partie uniquement sur une période précédant le confinement lié au Covid-19 » (1). Il en ressort ainsi que les prix de l’alimentation reculent de 0,1 %, après une stabilité le mois précédent. Et corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation baissent de 0,6 % en mars, après un repli de 0,1 % en février. Sur un an enfin, l’Insee relève une baisse de l’inflation. En effet, les prix à la consommation ralentissent nettement, à +0,7 %, après +1,4 % en février. Ceci résultat d’un net repli des prix de l’énergie et des produits manufacturés et d’un ralentissement des prix des services et du tabac. De leur côté, « les prix de l’alimentation augmentent, sur un an, à peine plus vite qu’en février », analyse l’Insee.
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En effet, en mars 2020, les prix de l’alimentation augmentent de 1,9 % sur un an, après +1,8 % en février. « Ceux des produits frais sont nettement plus dynamiques que le mois précédent (+4,7 % sur un an après +3,3 %), dans le sillage de ceux des légumes frais (+4,8 % après +2,8 %) et des fruits frais (+5,1 % après +3,4 %) », souligne l’institut. Et hors produits frais, les prix de l’alimentation ralentissent de nouveau (+1,4 % sur un an après +1,5 %), notamment ceux des boissons alcoolisées (+1,3 % après +1,9 %). « Parmi les produits particulièrement achetés depuis le début de la crise sanitaire, les prix des pâtes alimentaires et couscous reculent en mars (−0,6 % après +0,2 %) tandis que ceux des poissons surgelés ralentissent (+2,7 % après +3,2 %) de même que ceux des conserves à base de poisson (+0,7 % après +0,9 %), du lait, fromage et œufs (+1,0 % après +1,3 %) et des huiles et graisses (+0,4 % après +0,6 %). Les prix des légumes surgelés accélèrent (+1,4 % après +0,9 %) ainsi que ceux des légumes secs ou en conserve (+1,6 % après +1,3 %) et des autres tubercules (+0,6 % après +0,5 %). Les prix du riz (−0,1 % après −0,9 %) et ceux de la farine et autres céréales (−0,5 % après −0,6 %) baissent moins fortement et le prix du sucre recule de 0,9 % sur un an, comme en février.
TTE">(1) Habituellement, l’IPC est calculé à partir de données de caisses, de relevés effectués par les enquêteurs dans les points de vente physiques et de relevés effectués de manière centralisée (relevés sur internet, données administratives).