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ENQUÊTE Baisse des inquiétudes alimentaires des consommateurs entre 2013 et 2016

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Selon les résultats d’une étude conduite par le Credoc, l’université de Toulouse et l’Ocha (observatoire des habitudes alimentaires), présentée le 22 novembre, les inquiétudes alimentaires ont baissé en France entre 2013 et 2016, pour toutes les catégories d’aliments à l’exception des « produits industriels » (catégorie qui recouvre principalement les plats préparés). Des baisses particulièrement marquées sont observées pour les produits laitiers (57 % d’inquiétudes en 2016, contre 75 % en 2013) et les produits à base de céréales (47 % contre 62 %). Derrière la montée de l’inquiétude vis-à-vis des produits dits industriels « se profile une critique globale du phénomène d’industrialisation et de changement d’échelle », conclut l’étude. Le secteur de la viande est marqué par la montée en puissance du bien-être animal ; ce sujet n’apparaissait pas parmi les quatre premières inquiétudes des « consommateurs inquiets » en 2009-2010. Il apparaît aujourd’hui en tête de leurs préoccupations vis-à-vis de la viande (40 % de consommateurs inquiets le citent).
« Les aliments deviennent les terrains de mise en scène des conflits », analyse l’anthropologue de l’université de Strasbourg, Nicoletta Diasio. Elle explique que le corps est un lien avec le monde, et devient parfois « un moyen de résistance ». Ainsi des aliments « sans », on peut également passer aux aliments « anti ». Et de citer un ministre polonais qui aurait dit récemment que les végétariens n’étaient pas les bienvenus dans son pays. « L’aliment, explique-t-elle, cristallise des conflictualités instables qui ne sont pas toujours relayées par les médias, les institutions ».

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