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Semences « Baisser l’usage des phytos grâce aux semences de ferme »

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Réunie en assemblée générale dans les locaux des chambres d’agriculture (APCA), le 3 juin à Paris, la Coordination nationale pour la défense des semences de ferme (CNDSF) a appelé à reconnaître la semence de ferme comme pratique référencée en protection de semences, et ce, dans le cadre du plan Ecophyto 2018.

«La semence de ferme est économe en utilisation de produits phytosanitaires ». Tel est le message qu’a voulu faire passer la CNDSF rassemblée pour sa réunion annuelle à Paris. « Si on demande à la filière des semences certifiées de respecter des pratiques culturales calquées sur ce qui se fait en semences de ferme, on peut économiser 450 tonnes d’insecticides par an d’ici 2018, sans baisser les rendements », a déclaré Sylvain Ducroquet, le président de la CNDSF dans son propos introductif. Un calcul qui cible l’économie de phytosanitaires sur les semences blé, orge et colza traitées Austral, Gaucho et Mesurol. Les défenseurs des semences de ferme proposent la fixation d’un programme sur 10 ans de réduction d’application phytosanitaire aux stations de semences, région par région, afin de « mieux adapter les traitements aux besoins ».

Les défenseurs des semences de ferme espèrent que le plan Ecophyto 2018 – chargé de réduire de 50% de l’usage des pesticides en France d’ici 10 ans – intégrera l’usage des semence (semences de ferme, mélange de variétés…) dans ses leviers d’action. Car, explique Sylvain Ducroquet, il s’agit d’un gisement facile à mobiliser.

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La CNDSF évalue à plus de 200 000 le nombre d’agriculteurs qui utilisent en France des semences de ferme, pour 2,5 à 3 millions d’hectares de céréales. La proportion s’élève à 65 % des surfaces pour la fève, 51 % pour le pois, 46 % pour le blé d’hiver, 30 % pour le colza et 30 % pour le triticale, selon les chiffres avancés par la CNDSF.