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Bapbap en passe de lever 500 000 euros sur Miimosa

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La brasserie parisienne Bapbap se tourne vers Miimosa Transition pour lever 500 000 euros sous forme de dette auprès de particuliers. Une solution qui permet aux dirigeants de conserver le contrôle de la jeune entreprise.

Comment financer une partie de son développement sans perdre le contrôle de l’entreprise par ses trois fondateurs ? La réponse trouvée par Bapbap a été de se tourner vers le financement participatif en lançant une levée de dette sur la plateforme Miimosa Transition. Le montant visé est de 500 000 euros, et l’entreprise a déjà presque atteint son objectif (459 000 euros le 10 septembre).

« Le financement participatif est l’une des briques d’un plan de financement plus large qui porte sur 6,4 millions d’euros pour l’acquisition et l’équipement d’un nouveau site de production », détaille Julien Grebille, directeur administratif et financier de la brasserie Bapbap. La majeure partie de ce plan est mobilisée sous forme de dette classique (crédit-bail pour le matériel) et 1 million d’euros a déjà été sécurisé sous forme d’obligations auprès du pool d’une cinquantaine d’actionnaires. « La Région Ile-de-France participe au financement en subventionnant le projet à hauteur de 250 000 euros », poursuit Julien Grebille. La brasserie, qui a commencé sa production en 2015, est détenue majoritairement par ses fondateurs Edouard Minart, Archibald Troprès et Franck Vitasse.

Une nouvelle usine opérationnelle mi-2020

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La brasserie artisanale est installée depuis ses débuts dans le XIe arrondissement de Paris. Son nouveau site qui devra être opérationnel mi-2020, se situera en région parisienne. « Ce nouveau site aura une capacité d’environ 20 000 hl par an, qui viendront s’ajouter au site parisien qui produira 6 000 hl cette année. Le but est de construire un site en adéquation avec notre parti-pris pour une production durable et respectueuse de l’environnement », précise Julien Grebille.

Parmi les projets de la brasserie figure en bonne place le lancement d’une bière biologique et un travail sur la valorisation des drêches, tout en continuant de privilégier ses clients professionnels actuels (70 % des ventes se font vers les cafés et restaurants) et en développement éventuellement le circuit de la grande distribution dès que les volumes produits le permettront. Les derniers comptes de l’entreprise pour 2018 attestent d’un chiffre d’affaires de 1,605 million d’euros et d'un résultat net de 96 000 euros. Des chiffres qui devraient respectivement atteindre 2,484 millions d’euros et 338 000 euros cette année.