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Agrochimie BASF défend le fipronil

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Emmanuel Bustraen, président de BASF Agro France, a voulu s’expliquer sur les différentes mises en cause du fipronil ces derniers mois. Il souligne que le fipronil n’était pas en question dans les mortalités d’hirondelles. Quant aux surmortalités d’abeilles constatées par les DDSV en 2004, du fipronil n’a été retrouvé que dans quatre cas.

En mai dernier, des habitants de l’Yonne ont constaté la mortalité brutale d’un centaine d’hirondelles. Le laboratoire de l’école vétérinaire de Lyon (ENVL) a tout d’abord indiqué la présence de fipronil et dans les foies d’hirondelle. Puis, finalement, il a informé la préfecture de l’Yonne qu’après complément d’analyses, la recherche de fipronil et d’imidaclopride était négative, ce qui a été confirmé par le Girpa (groupement interrégional de recherche sur les produits agropharmaceutiques) d’Angers, un autre laboratoire.

Concernant la présence de fipronil dans le lait, détecté par le CNRS de Lyon, à la demande du juge Guary (St-Gaudens) et révélée fin juillet Voir Agra Presse N°2968 du 26 juillet 2004, le président de BASF fait remarquer qu’il s’agit du résultat d’un seul échantillon dans une exploitation laitière de Vendée. Il regrette que ce type d’analyse ne soit pas réalisé par un laboratoire reconnu « bonne pratique de laboratoire ». « De plus, nous ne savons pas quel protocole est utilisé,ajoute-t-il . De fait, la répétabilité de l’analyse n’est pas assurée ».

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Détection de fipronil dans quatre cas de surmortalité

Quant aux surmortalité d’abeilles survenues au printemps et pendant l’été, Emmanuel Bustraen se réjouit que les directions départementales des services vétérinaires aient fait un travail de surveillance accrue de chaque cas signalé et de recherche des causes, même si tous les résultats ne sont pas encore connus. Sur les 95 départements, 45 n’ont signalé aucun mortalité anormale, 20 n’ont pas encore répondu et 30 ont signalé au moins un cas. En tout, 52 cas ont été répertoriés comme des surmortalités d’abeilles. Tous les résultats d’analyse ne sont pas encore connus. « Pour l’instant, il a été mesuré la présence de fipronil dans les analyses pour quatre cas », explique le président de BASF Agro. L’un à Lescar (Pyrénées-Atlantiques), deux à Longeville-sur mer (Vendée), et un autre à la Paquelais (Loire-Atlantique). Dans tous les cas, il s’agit d’un risque identifié au semis, et non à la floraison. BASF a remis au juge Guary un dossier complet pour les deux premiers cas, précisant les anomalies repérées, selon la firme, dans ces surmortalités. « Nous sommes loin d’une disparition de cheptel apicole pour l’année 2004, considère le président de BASF. Les constatations des DSV ne permettent pas d’imputer au Régent TS la responsabilité des surmortalités constatées d’abeilles».