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« Bassines » des Deux-Sèvres : une contre-étude des simulations du BRGM

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Lors d’une conférence de presse donnée le 30 janvier 2023, le collectif Bassines non merci (BNM) a publié un contre-rapport critiquant les résultats d’une étude sur les effets des réserves de substitution dans le bassin de la Sèvre niortaise, dévoilée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) en juillet 2022. Menée par Anne-Morwenn Pastier, auteure d’une thèse en hydrologie et géologie, la contre-étude estime tout d’abord que le modèle hydrologique utilisé par le BRGM est pertinent pour étudier les masses d’eau à des niveaux régionaux mais pas à des niveaux locaux. À cause d’un « maillage large », il ne permet pas de « considérer les conséquences des bassines sur les cours d’eau et zones humides mineures ». L’auteure précise à Agra Presse que « l’étude du BRGM reproduit mal l’amplitude de la nappe au cours de l’année, entre les niveaux les plus hauts observés et les niveaux les plus bas observés ».

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Autre point remis en question, celui de la marge d’erreur de 2 cm retenu par le BRGM, et ce « sans justification », alors que la chercheuse obtient une valeur d’incertitude comprise entre 1,20 m et 2,2 m. Anne-Morwenn Pastier s’interroge également sur « l’absence de prévisions liées au dérèglement climatique » au sein de l’étude du BRGM. Le résultat, selon elle, d’une « question mal posée par le Coop de l’eau 79 ». Enfin, la contre-étude estime que « le BRGM surinterprète l’amélioration à l’étiage et minimise les conséquences hivernales » des réserves de substitution. Le collectif souhaite désormais que le BRGM « justifie ses démarches et acceptent de venir en débattre publiquement. Contacté, le BRGM ne souhaite pas faire de commentaire sur le contenu de la contre-étude : « Nous n’avons pas le temps de suivre toutes les contre-expertises des inspecteurs des travaux finis. »

Le contre-rapport interroge le modèle hydrologique du BRGM