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Bassines : reprise de la « mission d’écoute », procès de Sainte-Soline en vue

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De nouvelles réunions de la « mission d’écoute » du comité de bassin Loire-Bretagne ont eu lieu les 4 et 5 septembre autour des projets de retenues d’eau collectives dans les Deux-Sèvres. Ce sont les premières depuis le vote, début juillet, d’une motion du comité de bassin, en faveur de la prolongation de cette « mission d’écoute », qui vise à « se rassembler autour de propositions, pour sortir d’une situation de blocage et de tension ». La motion plaidait également pour « que chaque projet de retenue de substitution soit adossé à des engagements individuels et collectifs, pris par les exploitants agricoles irrigants, favorables à la transition agroécologique, avec obligation de résultat ». La Fnab (agriculteurs bio) a été entendue lors de ces réunions, et estime, dans un communiqué paru le 6 septembre, que la reprise des travaux sur les bassines des Deux-Sèvres est « en parfaite contradiction avec la volonté du comité de bassin » et suscite une « rupture de dialogue ». C’est en janvier que la « mission » a été lancée par le comité de bassin, par un scrutin qui avait acquis l’ensemble des votes, sauf celui de l’État.

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Alors que ces discussions reprennent, des responsables syndicaux et militants écologistes seront jugés en correctionnelle, le 8 septembre à Niort, pour avoir organisé des rassemblements contre les « bassines » à Sainte-Soline interdits par les autorités. Cinq prévenus – Benoît Feuillu et Basile Dutertre, militants des Soulèvements de la Terre, Benoît Jaunet et Nicolas Girod, représentants de la Confédération paysanne, ainsi que Julien Le Guet, porte-parole du collectif « Bassines non merci » – sont poursuivis pour la manifestation du 25 mars qui avait donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Trois d’entre eux sont aussi jugés pour un rassemblement interdit sur le même site, le 29 octobre 2022, de même que deux syndicalistes de la CGT et de Solidaires, David Bodin et Hervé Auguin. Tous encourent six mois d’emprisonnement, outre des peines complémentaires pouvant aller jusqu’à la privation des droits civiques.

MR avec AFP

Entre « mission d’écoute », reprise des chantiers, et tenue du procès