Selon l’agence financière Bloomberg, citant des sources « familières des négociations », Bayer aurait conclu, un « accord verbal » afin de solder « entre 50 000 et 85 000 » requêtes, sur les 125 000 visant l’herbicide Roundup de sa filiale Monsanto aux États-Unis. Cet accord, qui nécessite une approbation du Conseil de surveillance du groupe, devrait être rendu public en juin, selon ces mêmes sources. « Nous avons fait des progrès dans les discussions de médiation du Roundup », confirme un porte-parole du groupe à l’AFP, indiquant toutefois que Bayer ne « spéculera pas » pour le moment sur « l’issue ou un calendrier » du règlement. Le groupe indique qu’il n’acceptera « un résultat de la médiation » que « s’il est sensé économiquement » et permet de « mettre un terme » au dossier. En France, quelques procès sont en cours, « mais qui ne sont pas forcément liés aux mêmes allégations qu’aux États-Unis », comme le précise Constance Tuffet, responsable Communication Crop Science chez Bayer France. L’une des procédures a été lancée par la famille Grataloup, qui poursuit le fabricant depuis 2018 pour les malformations de son enfant, que le couple attribue à une application de glyphosate réalisée par la mère durant sa grossesse. Plusieurs autres ne concernent Bayer qu’au titre de « partie prenante », puisque les plaignants dénoncent les AMM accordées par l’Anses.
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