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Bayrou tente de se réconcilier avec l’OFB

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Le Premier ministre a envoyé une lettre à la direction de l’OFB pour dénoncer des « attaques répétées » et « inadmissibles des agents, et discuter de mesures de « sortie de crise ».

Dans un courrier daté du 27 février adressé à la direction de l’Office français de la biodiversité (OFB) et consulté le 5 mars par l’AFP, François Bayrou assure les agents de la « confiance du gouvernement » après de nombreuses attaques contre l’établissement public et demande aux préfets de permettre une reprise de leurs missions de contrôle « dans un cadre apaisé ». Le Premier ministre regrette des « attaques répétées », « qui ne sont pas admissibles ». « La police de l’environnement est, comme toute police, un service public au service du respect de la garantie des libertés et des droits. Sa protection est une condition majeure du respect de l’Etat de droit auquel je suis profondément attaché », écrit-il dans sa missive.

En plein mouvement social à l’OFB, François Bayrou indique avoir écrit aux préfets pour « leur rappeler leur rôle essentiel d’une part, dans la préservation de l’ordre public à l’égard de vos agents et de vos sites, et d’autre part, dans le pilotage de la mission de contrôle en police de l’eau et de la nature ». Il leur demande également de « remettre en place les conditions nécessaires à la reprise des contrôles dans un cadre apaisé ». Le Premier ministre demande aussi un « déplacement conjoint » aux deux ministres chargées de l’Agriculture et de l’Environnement pour apporter « une réponse concrète aux dix mesures de sortie de crise que vous avez proposées et auxquelles je souscris ». Ces mesures proposées par la direction de l’OFB ne sont pas encore rendues publiques.

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Coordination rurale
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Auditions à domicile

Interviewé le 27 février à l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé que, « à partir sans doute du mois prochain », les agriculteurs entendus dans le cadre d’une enquête seront auditionnés dans leur exploitation, et non plus à la gendarmerie ou au commissariat. « Une convention va être faite avec l’ensemble des forces de l’ordre et avec l’OFB », a-t-il déclaré au micro de RTL.

Le ministre a aussi proposé que la police de l’environnement soit rattachée au ministère de l’Intérieur. « La police de l’environnement serait mieux chez les gendarmes, qui ont l’habitude du monde rural, qui ont l’habitude avec le monde agricole. » Tout en précisant qu’il s’agit de sa « proposition personnelle », et non de la « position du gouvernement ». La police de l’environnement est actuellement assurée par l’Office français de la biodiversité (OFB), placé sous la double tutelle des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture. Le garde des Sceaux était interrogé sur la suppression de l’OFB, réclamée par une partie de la droite et par la Coordination rurale. M. Darmanin s’y est dit opposé : « Il faut qu’il y ait une police de l’environnement. La question, c’est où et comment doit fonctionner cette police de l’environnement. »

Vers une convention entre l’ensemble des forces de l’ordre et l’OFB