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Champagne BCC impose des économies à la Maison Burtin

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Six mois après en avoir pris le contrôle, Boizel Chanoine Champagne (BCC) a réduit de 15 % la dette des anciennes maisons Lanson et Marne et Champagne (ensemble rebaptisé Maison Burtin), la ramenant à 360 millions d’euros (contre plus de 400 millions au départ). Bruno Paillard expliquait récemment à L’ Union de Reims qu’il « élaguait tout ce qui n’est pas fondamentalement utile ». Le président de BCC a cité parmi les principales mesures d’économie la vente des locaux de Besserat de Bellefon à Epernay, repris par le Syndicat général des vignerons. Parallèlement, il a été mis fin au contentieux onéreux qui opposait Marie-Laurence Mora à son frère François Maret à propos des propriétés bordelaises. Suite à l’acquisition de Lanson, BCC a fait réaliser un audit qui a révélé de sérieux surcoûts de production, une valorisation des prix insuffisante pour la marque Lanson, notamment, mais aussi des coûts commerciaux fixes trop élevés sur certains marchés export comme la Suisse ou les Etats-Unis. La réduction des coûts de production passe par une réorganisation du travail « sans plan social » et par une optimisation de l’outil. Le prix de la bouteille de Lanson va être repositionné à la hausse, les réseaux commerciaux vont être recentrés avec introduction d’une « notion de performance » et la communication et la publicité seront relancées l’an prochain.

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L’objectif de Bruno Paillard est que Maison Burtin réalise « un résultat net du même ordre que BCC qui avait un taux de rentabilité de 8 % avant l’acquisition de Lanson ». Pour l’exercice 2006, le chiffre d’affaires du groupe BCC devrait atteindre 275 M EUR contre 97 M lors de l’exercice précédent.