L’accord assez inédit qu’avait passé l’année dernière le fromager Bel avec l’association des Producteurs Bel de l’Ouest (APBO), qui réunit les quelque 800 exploitations collectées par l’industriel, est reconduit, a annoncé le groupe lors d’une conférence de presse le 6 décembre. « Cet accord, qui concerne 100 % de notre collecte laitière [420 millions de litres de lait, ndlr] prévoit une rémunération annuelle de 350 euros pour 1 000 litres, plus une prime de 21 euros pour une mise au pâturage [de 150 jours minimum, ndlr] et une alimentation des troupeaux sans OGM », explique Antoine Fievet, président du groupe Bel. La rémunération prévue sur une base annuelle reste donc inchangée par rapport à l’année dernière.
Tout l’enjeu aujourd’hui pour l’entreprise est de valoriser ce cahier des charges et le surcoût afférent auprès des distributeurs lors des négociations commerciales. Ces engagements seront valorisés auprès des consommateurs, directement sur les produits, à partir de janvier 2019, explique le groupe. « Pour la pérennité du modèle, il est nécessaire que les distributeurs se mobilisent », revendique Jennifer Marquet, directrice générale de Bel France. « Dans le cadre des négociations commerciales qui débutent, certaines discussions laissent espérer que certains distributeurs rejoindront ce modèle vertueux », estime-t-elle.
« C’est une démarche qui doit faire école, espère le président de Bel. À la fois pour le monde agricole et pour les distributeurs qui doivent se mobilisent ». Le président de l’APBO, Gilles Pousse confirme qu’il s’agit bien « d’un partenariat gagnant-gagnant » qui permet aux producteurs d’avoir une visibilité sur le prix du lait et ainsi d’être « plus serein ».
Mais le groupe international n’est pas en reste. « 66 % des Français pensent que Bel a une influence positive sur la société, vante Jennifer Marquet, directrice générale de Bel France. Une hausse de six points ! »
« Pour la pérennité du modèle, il est nécessaire que les distributeurs se mobilisent. »