Le gouvernement belge a décidé le 16 mars de lancer un appel d’offres pour la réalisation d’un audit sur l’affaire Veviba, du nom de l’abattoir de Bastogne (sud du pays) impliqué dans un scandale sanitaire, et sur le fonctionnement, mis en cause aussi, de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) (1). Ce double audit doit fournir ses conclusions d’ici l’été et sera suivi de réformes de l’agence.
Parallèlement, le ministre de l’agriculture, Denis Ducarme, a annoncé le renforcement des contrôles de l’Afsca dans plus d’un millier d’entreprises (106 abattoirs, 479 ateliers de découpe et 478 frigos).
Par ailleurs, la Belgique a averti le 9 mars, par les voies diplomatiques, Hong-Kong, la Côte d’Ivoire et le Kosovo qu’ils ont été jusque fin 2016 destinataires d’exportations frauduleuses de viande à partir de l’abattoir incriminé, a indiqué l’agence fédérale dans un rapport rendu public le 19 mars. Les pratiques en question – notamment des modifications des dates indiquées sur l’étiquette suggérant une congélation récente de la viande bovine – avaient été qualifiées de « mafieuses » par Denis Ducarme.
L’Afsca précise que les systèmes européens d’alerte sanitaire ont été activés pour recenser d’éventuels destinataires d’envois frauduleux au sein de l’UE. « À l’heure actuelle, l’ampleur et le début de cette fraude ne sont pas connus », souligne-t-elle.
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La Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs (Fugea) a manifesté le 19 mars à Bruxelles, à l’occasion d’un Conseil agricole des Vingt-huit, contre les négociations entre l’UE et le Mercosur (2) et en réaction au scandale Veviba.
(1) Voir n° 3636 du 19/03/18
(2) Voir même numéro