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Belgique : Greenyard limite la casse après l'épisode en Hongrie

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Greenyard va pouvoir tourner la page de son usine hongroise, fermée l'an dernier pour cause de contamination à la Listeria. Cet incident qui lui avait coûté 30 M€ et pesé sur ses résultats annuels, avait conduit le groupe belge à envisager la fermeture ou la cession de ce site de fabrication de produits congelés situé à Baja. C'est donc chose faite avec l'annonce le 3 juin 2019, de la reprise de cette usine et des salariés par un compatriote, le groupe Roger & Roger, propriété de la famille Dick. Depuis son site de Mouscron, à la frontière entre la France et la Belgique, le producteur de chips et tortillas essentiellement sous MDD (350 personnes) exporte dans une vingtaine de pays, selon le communiqué de Greenyard. Aucun détail financier sur cette opération n'a été communiqué, mais le lendemain, le groupe a publié ses comptes annuels.

Ainsi en 2018/2019 (exercice clos le 31 mars), Greenyard a réalisé un chiffre d’affaires de 3,911 Mrd€, en baisse de 4,3% par rapport à 2017. Son Ebitda ajusté s'est élevé à 64,5 M€ (contre 128,8 M€ un an plus tôt), dans le haut de la fourchette des prévisions données en janvier dernier, suite aux problèmes rencontrés dans l'usine hongroise. Le résultat net est négatif à hauteur de 192 M€, affectés par des élements non récurrents et une dépréciation du goodwill de la division Long Fresh. 

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Au bilan, l'endettement financier net a augmenté de 37,2 M€ à 456,3 M€, "principalement en raison de coûts non récurrents liés à la transformation et au rappel des produits dans la division surgelés. Les dirigeants estiment que le groupe est bien armé pour repartir de l'avant. Il n'est pas prévu de distribuer un dividende au titre de l'exercice écoulé.