Les terres agricoles sont devenues un objet de spéculation en Belgique, avec un prix à l’hectare en augmentation de 26,6 % sur cinq ans, selon le quotidien Le Soir du 9 avril. Un baromètre notarial indique que le prix moyen d’une parcelle agricole négociée en 2018 s’élève à presque 45 000 €/ hectare. Il était inférieur de 5 % à ce montant en 2017. Ce prix varie sensiblement au sein de chaque province, selon leur situation (frontalière avec le Luxembourg ou la France, par exemple). En Wallonie, il variait en 2018 de 27 000 €/ha (province de Luxembourg) à 39 000 €/ha (Brabant wallon). C’est en Flandre qu’il était le plus élevé, 40 % de plus qu’en Wallonie, de 37 000 €/ha en Brabant flamand à 64 000 €/ha dans la province d’Anvers et en Flandre occidentale.
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La spéculation sur les terres agricoles « est tout simplement intenable », déplore Philippe Duvivier, président de la Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs (Fugea). « Quand un hectare de blé coûte 1 100 € et en rapporte 1 500, on ne peut acheter des terres à 30 000 € l’hectare. Le problème vient de très grosses exploitations et de gens qui gagnent beaucoup d’argent en dehors de l’agriculture, issus du secteur agroalimentaire ou autre […]. L’excès est parfois tel que cela tue les petits exploitants, il n’y a rien à faire », ajoute-t-il.