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Bellota Bellota mise sur e-commerce

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Après son changement d’actionnaire fin 2019, la chaîne de restaurants-épiceries spécialiste de la gastronomie ibérique réduit son activité, retarde certains projets et mise sur le e-commerce. L’activité en Asie redémarre doucement.

« Avec une situation évolutive de jour en jour, difficile de savoir quel sera le montant du chiffre d’affaires cette année », explique Mickaël Piffart-Besnard, p.-d.g. de Bellota Bellota, qui a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en légère progression par rapport à 2018. L’année passée a été marquée par un changement de taille : les deux actionnaires, le chinois Cathay Capital (majoritaire) et le fondateur Philippe Poulachon se sont retirés dans le cadre d’un LBO piloté par Mickaël Piffart-Besnard et trois autres actionnaires (holding SJMK) qui ont repris ensemble 100 % du capital.

L’entreprise, qui détient un réseau de restaurants-épiceries et réalise une partie de son activité comme grossiste, est directement concernée par le confinement actuellement en vigueur dans le cadre du covid-19. « Sur les treize points de vente en France, trois sont fermés, et les autres maintiennent leur activité d’épicerie et de vente à emporter », poursuit Mickaël Piffart-Besnard. L’activité de grossiste pour la restauration est très affectée, puisque tous les restaurants sont fermés.

Projets retardés

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Les projets prévus l’année dernière n’ont pas tous subi le même sort. Le point de vente prévu à la gare Montparnasse est repoussé à 2022 (à cause des travaux liés au Grand Paris, qui ont pris du retard) tandis que celui prévu à l’aéroport de Lyon est suspendu ; l’implantation au Japon est retardée, tout comme le lancement de la distribution de produits gastronomiques en Chine.

Dans ce contexte difficile, l’entreprise entrevoit toutefois une lueur d’espoir. L’activité de e-commerce est très soutenue. « Nous réalisons actuellement 4 fois plus de ventes en e-commerce, mais ce canal de distribution représente une petite part de l’activité globale. » En Corée, où la première boutique a ouvert en novembre 2019 avec un master franchisé, l’activité a très bien marché au début, et après une fermeture, les ventes redémarrent lentement. À Hong Kong, le confinement alterné un jour sur deux permet de continuer à ouvrir le point de vente. L’entreprise compte sur les aides de l’État pour passer ce cap difficile qui l’a obligée à mettre une partie de ses salariés en France, en activité partielle.