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Belver avance sur la commercialisation de son drône d'effarouchement des nuisibles

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Le drone d'effarouchement des nuisibles de Belver, en action dans les champs. Crédits : © Belver

Cet été, Belver compte tester son deuxième prototype d'effarouchement des nuisibles dans les champs. La société a prévu une prochaine levée de fonds pour poursuivre son développement. 

Belver, spécialisé dans la fabrication de drones pour effaroucher tous types de nuisibles, des gibiers aux oiseaux, compte profiter de l’été pour tester son deuxième prototype en situation. « Et nous allons aussi continuer à développer le hardware de notre station, qui nous permettra vraiment de récupérer les données et de les affiner pour rendre le drone encore plus intelligent », nous explique Audric Strumpler, cofondateur de cette start-up avec Louis Chabbert. La société a présenté son drone d’effarouchement pour la toute première fois lors du dernier salon agricole du Sival en janvier dernier. 

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L’innovation de rupture apportée par Belver porte sur la capacité du drone à reconnaitre les animaux nuisibles de ceux qui ne le sont pas pour l’agriculture, à la différence par exemple d’une clôture dans une parcelle qui permet de se protéger des chevreuils, mais ne permet pas aux renards de passer pour chasser les rongeurs. « Notre drone survole une parcelle selon un plan de vol défini quasi en continu à une hauteur de 50 à 60 mètres pour détecter la présence d’animaux et ne descend à faible hauteur que quand il aperçoit des nuisibles pour les faire fuir. De la forme d’un gros rapace, le drone est doté de tous les systèmes existants, sons, ultrasons, lumières, flash, laser… », souligne Audric Strumpler. 

Le drone de Belver est imprévisible et ne permet pas aux nuisibles d’anticiper, contrairement aux haut-parleur ou aux canons détonateurs qui viennent toujours du même endroit à intervalles régulier.

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Une levée de fonds dans les tuyaux

La société qui s’est autofinancé tout en bénéficiant aussi de financement publics jusqu’à maintenant, prévoit de lever des fonds pour se développer. « Nous prévoyons de lancer une levée de fonds à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine autour de 1 M€ pour recruter des ingénieurs et fiabiliser les systèmes et les intelligences », détaille encore le cofondateur. Ceci pourrait conduire la société à envisager la commercialisation au printemps ou à l’été prochain. Proche du monde agricole, Belver estime que sa solution est très attendue sur le marché. 

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Le business plan de Belver repose sur la vente d’un service annuel de protection aux agriculteurs sur leurs parcelles et non pas sur la vente des drones. « Les agriculteurs veulent que leurs champs soient protégés et ne s’occuper de rien d’autre. Nous restons propriétaires de nos drones, d’une part pour des questions réglementaires, c’est nous qui gérons toutes les demandes d’autorisations, mais aussi pour assurer la maintenance du drone et de sa station et leur amélioration régulière » indique Audric Strumpler. Une formule qui permet la mutualisation entre agriculteurs, les gros et les petits. Les premiers ont des moyens financiers que n’ont pas les seconds, mais qui ont tout intérêt à ce que le champ du voisin soit lui aussi protégé des nuisibles, avant qu’ils ne deviennent de tranquilles lieux de reproduction.