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Belver élabore un drone d’effarouchement du pigeon jusqu’au au cerf

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Audryc Stumpler présente le prototype lors du Sival. Crédits : © Tanguy Dhelin

Les deux fondateurs de la start-up Belver ambitionnent une mise en service en 2026 de leur drone d’effarouchement. Cet équipement doit permettre d’effaroucher tous types de nuisibles, des oiseaux aux grands mammifères. 

À Angers, lors du Sival mi-janvier 2025, la start-up corrézienne Belver exposait le prototype de son drone d’effarouchement entièrement conçu par les deux fondateurs, Audryc Stumpler et Louis Chabbert. Cet équipement est prévu pour un survol à 60 m de hauteur des parcelles agricoles. Une caméra intégrée, associée à un algorithme de reconnaissance, permet de détecter la présence d’animaux et de définir s’il s’agit d’une espèce utile ou nuisible. Dans le second cas, le drone descend rapidement en altitude pour effaroucher l’animal par sa présence, mais également à l’aide de dispositifs lumineux et sonores. Les espèces visées vont du pigeon jusqu’au cerf.

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Actuellement en attente de réponse à des dossiers de subvention, Belver espère embaucher jusqu’à 5 personnes d’ici fin 2025 pour poursuivre le projet. Des tests sont prévus avec le prototype de drone au printemps 2025, avant une mise en service lors de la campagne 2026. « L’obtention des autorisations de vol en autonomie devrait prendre plusieurs mois, mais nous sommes assez optimistes sur le fait qu’elles nous soient délivrées, car le drone volera en zone de faible densité de population » relève Louis Chabbert. 

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Un drone autonome 24 h/24

Les deux fondateurs ont dû intégrer des systèmes de protection, tels que des parachutes ou des alarmes en cas de décrochage du drone, dans le but de prévenir les personnes au sol. De fait, l’action du drone est prévue en totale autonomie 24 h/24. Une base au sol de quelques mètres carrés doit lui permettre de se poser lorsqu’il n’est pas en vol et de changer les batteries. « Nombreux au début, les vols sont ensuite optimisés en fonction des horaires de détection des animaux », détaille Audryc Stumpler.

Belver imagine une commercialisation de son équipement sous forme de prestation. Le drone et son entretien resteraient la propriété de l’entreprise. Audryc Stumpler ne se prononce pas encore sur le coût, qui sera facturé à l’hectare et à l’heure. « Un drone pouvant couvrir une surface de 400 ha, des mutualisations entre plusieurs exploitations voisines pourraient permettre de réduire les coûts », souligne-t-il.