En 2008, les importations françaises de volaille ont augmenté de plus de 9 %, pour atteindre environ 380 000 tec. L’année dernière, l’excédent commercial de la France en volaille s’est établi à environ 225 000 tec, soit en valeur un peu moins de 360 millions d’euros. Par rapport à la fin des années 1990, il a chuté de 70 %, en volume comme en valeur. Aujourd’hui, 25 % de la consommation française de volaille est importée. Les volailles françaises sont peu compétitives à cause du coût de la main d’œuvre, de la nécessité d’importer le soja et surtout de la forte règlementation qui représente à elle seule un surcoût de 15 centimes d’euros sur le prix du vif. « Les produits importés devraient respecter les mêmes règles que nous. Les contraintes de la réglementation pèsent nettement sur nos prix de revient », estime Alain Melot, vice-président de la fédération des industries avicoles. Selon lui, les fonds de rayons sont trop chers en linéaire et les efforts des industriels ne sont pas répercutés entièrement sur les prix par les GMS. « La volaille aurait besoin d’un nouveau ressort, car sur son atout majeur, le fait d’être facile à préparer, elle a été rattrapée par les autres types de viande », juge Yves Trégaro.
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