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Betteraves/néonicotinoïdes : manifestation à Paris le 8 février

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Afin de dénoncer les « retraits des molécules les uns après les autres », la CGB, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (Grand bassin parisien) appellent à une manifestation début février.

Face à l’interdiction des dérogations des néonicotinoïdes annoncée le 23 janvier, la FNSEA Grand bassin parisien, la CGB (betteraviers) et plusieurs fédérations départementales et régionales des Jeunes agriculteurs (JA) ont lancé le 27 janvier un appel à manifester « pour défendre leurs moyens de production », confie Franck Sander, président de la CGB (betteraviers, FNSEA) à Agra Presse. Le 8 février, ils se « feront entendre à Paris, en tracteurs », ont-elles annoncé dans un communiqué relayé sur les réseaux sociaux. « La FNSEA soutiendra la mobilisation et sera partie prenante », ajoute par ailleurs Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA. « Nous subissons des retraits de molécules les uns après les autres », s’alarme Damien Greffin, président de la FNSEA Grand bassin parisien, auprès d’Agra Presse. Or, « ces interdictions répétées condamnent la production agricole et favorisent les importations massives de produits étrangers, mettant en péril la souveraineté alimentaire de la France », soutiennent les organisateurs de la manifestation.

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Etablir une méthode d’ici le 8 février

Les organisateurs de la manifestation en appellent notamment au gouvernement pour que soit établi un « cadre » permettant « de définir l’indemnisation totale » annoncée par Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, précise Jérôme Despey. Entre le gouvernement et les betteraviers, des réunions techniques ont d’ores et déjà démarré, a confirmé le président de la CGB à Agra Presse le 1er février. Ce dernier espère qu’une méthode sera formulée d’ici le 8 février, avec l’objectif de déterminer notamment « ce qui est de l’ordre de la jaunisse et ce qui ne l’est pas ». « À court terme, nous demandons une assurance publique, sans plafond ni franchise, pour que les agriculteurs bénéficient de garanties avant les semis dans un mois et demi », précise Franck Sander. En l’absence de « vraies solutions », il souhaite également que cette « assurance publique tienne pour les trois prochaines années ». Si le processus d’indemnisation est encore « à l’étude », le président de la CGB estime que la filière « n’est pas capable d’y mettre les moyens ». Et d’ajouter que « c’est aujourd’hui à l’État d’assumer ses erreurs alors que nous n’avons pas les mêmes solutions alternatives que les pays autour de nous". À titre d’exemple, il cite l’utilisation d’un néonicotinoïde en traitement foliaire – l’acétamipride – par l’Allemagne, une molécule interdite en France depuis 2016. « Le ministre de l’Agriculture est attendu au virage », prévient Franck Sander alors que celui-là s’est « engagé publiquement et fortement ».

Les organisateurs « feront entendre à Paris, en tracteurs »