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Betteraves/NNI : des députés recommandent de prolonger le PNRI au-delà de 2023

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Après trois mois de travaux, la mission d’évaluation de la loi du 14 décembre 2020 relative aux conditions de mise sur le marché des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes (NNI), a présenté son rapport à la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale le 12 juillet. Pour rappel, l’Union européenne avait interdit en 2018 l’usage de trois néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), accusés d’accélérer le déclin massif des colonies d’abeilles. Face aux pertes de rendements dues à la jaunisse de la betterave, la France avait accordé des dérogations provisoires à l’utilisation de l’imidaclopride et du thiaméthoxame en 2021, puis en 2022. « La loi de 2020 est à mes yeux très emblématique de la nécessité d’assurer un véritable service après-vente de la loi », a soutenu Stéphane Travert (Renaissance, Manche), co-rapporteur. Aux côtés d’Hélène Laporte (RN, Lot-et-Garonne), il estime notamment que la loi a permis « la stabilisation des surfaces de betteraves », mais aussi « de l’outil industriel après une série de fermetures de sucreries en 2020 ».

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Stéphane Travert a néanmoins rappelé que « les NNI sont responsables d’une mortalité importante des pollinisateurs, […] mais présentent également des risques pour les mammifères, les milieux aquatiques et la qualité de l’eau en général ». Afin de trouver des alternatives « efficaces face aux ravageurs, possibles à mettre en œuvre à grande échelle et économiquement viables », le rapport recommande par ailleurs de prolonger le plan national de recherche et innovation (PNRI) qui devait s’achever cette année. Lancé fin 2020, il a pour vocation de trouver des alternatives aux NNI en fédérant recherche publique et acteurs privés.

En 2018, l’UE avait interdit l’usage de trois néonicotinoïdes