En éludant la question de l’abattage rituel et en n’allant pas jusqu’à interdire totalement certaines pratiques jugées inacceptables par les militants du bien-être animal, la Commission de Bruxelles donne des gages aux professionnels, dans le projet de règlement sur les conditions d’abattage des animaux qu’elle présentera le 17 septembre. Il n’en reste pas moins qu’en proposant la création de centres nationaux de référence et la présence systématique dans chaque abattoir d’un responsable du bien-être des animaux, elle offre une belle victoire aux pays du nord de l’Europe sensibilisés à cette question depuis longtemps. Les professionnels les plus irrités seront prompts à accuser Bruxelles de « végétarisme ». Ils auront bien du mal à accepter de telles exigences, après les efforts entrepris pour appliquer les récentes normes d’hygiène et compte tenu de la flambée des cours des aliments pour animaux qui a fragilisé l’ensemble de la filière, Mais il leur faudra vraisemblablement s’y résoudre étant donné que, d’après la Commission, ces exigences correspondent aux aspirations des consommateurs. D’ailleurs, Bruxelles assure que les Européens sont prêts à payer plus cher pour des produits issus d’une filière plus soucieuse du bien-être des animaux. Et elle n’a d’ailleurs toujours pas abandonné son projet de label.
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