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Bien-être animal : toujours une priorité pour seize États membres

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Alors que la Commission européenne a abandonné l’idée de présenter en 2023 une législation sur le bien-être animal, une majorité de ministres de l’Agriculture a demandé, lors de leur réunion mensuelle du 27 mai, d’inscrire le sujet à l’agenda de la future mandature. L’initiative portée par la Slovénie, et soutenue par la Bulgarie, la France, le Portugal et la Suède, a reçu l’appui de onze autres États membres. Dans une note, la délégation slovène demande une révision des règles européennes actuelles en matière de bien-être des animaux d’élevage. Sur l’exploitation comme au moment de l’abattage, l’UE doit être à la pointe en matière de bien-être animal, soutient-elle. Fin 2023, Bruxelles a proposé une révision de la législation sur transport animal et un règlement sur la traçabilité des chiens et des chats, ce qui a été salué par la Slovénie lors de la réunion du Conseil Agriculture.

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Certains États membres (Bulgarie, Roumanie, Italie, Tchéquie) ont été plus réticents quant à l’initiative slovène, craignant une baisse de la compétitivité des éleveurs européens. La commissaire Mairead McGuinness (Services financiers) – qui remplaçait Janusz Wojciechowski en voyage diplomatique au Kazakhstan – a répondu aux remarques que la Commission européenne a besoin de « poursuivre les consultations sur les coûts, la durée de la période de transition et les mesures à l’importation ». Pour l’instant, l’exécutif européen a « besoin de prévisibilité et d’informations claires pour les investissements ». Mairead McGuinness a toutefois assuré que le bien-être animal « restera au cœur » des préoccupations du prochain collège.