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Edito Bienvenue au club

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Les futurs pays adhérents à l’Union peuvent en prendre de la graine. Avant d’être elle-même admise dans le cercle européen en 1986, l’Espagne avait suscité bien des méfiances et réticences, même chez son plus proche voisin. La France est pourtant aujourd’hui son premier fournisseur (bien qu’en perte de vitesse) de produits agroalimentaires importés. Non contents de vendre, les industriels hexagonaux ont multiplié ces dernières années dans la péninsule les investissements commerciaux et industriels. Derniers en date, le partenariat entre Fleury Michon et Agrolimen dans les produits traiteur, et la prise de contrôle par le groupe Darbonne du producteur d’endives Planasa.

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Il paraît donc qu’il fait bon faire des affaires sur le marché espagnol. Le pouvoir d’achat ne cesse d’y progresser, de même que les dépenses alimentaires, et certaines catégories de produits à valeur ajoutée – le frais par exemple – ne demandent qu’à y être développées. Pour autant, ce marché se mérite. A défaut d’une bonne maîtrise des circuits de commercialisation, encore très atomisés, le rêve d’un eldorado peut se transformer en château en Espagne. Contourner l’écueil exige des trésors d’énergie, ou d’imagination, mais rassurons-nous, les distributeurs aspirent à une rationalisation de la logistique, et ce que distributeur veut… Il est une dernière illusion à chasser. Si d’aucuns croient dénicher dans la péninsule une main-d’œuvre moins chère, qu’ils fassent vite. Déjà les écarts se resserrent. L’Espagne est entrée dans le club des grands. Elle y occupe sa place à part entière.