C’est somme toute un bilan honorable que peut afficher le monde agricole, à la lecture du dernier rapport de l’Ifen (Institut français de l’environnement) sur la situation écologique de la France. Des progrès ont été réalisés par l’agriculture sur pas mal de points, même si les objectifs restent loin d’être atteints. Ce rapport montre que, dès qu’il y a effort, il y a résultat. Si la courbe de la pollution ne s’inverse pas toujours, elle se stabilise souvent. L’emploi des intrants chimiques, les pratiques culturales, l’utilisation de la biomasse, l’émission des gaz à effets de serre, autant de dossiers sur lesquels des améliorations sont indéniables. Elles sont décrites par un institut qui dépend du ministère de l’écologie. Il ne peut donc être soupçonné de complaisance.
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Les militants écologistes - tout au moins certains d’entre eux - sont donc mal venus de vouer aux gémonies tout représentant agricole dès lors que le débat se porte sur ces questions. Vouloir cantonner la production de bioénergie aux seules huiles brutes destinées à l’exploitation agricole ; prétendre que le bio est en mesure de nourrir le monde et d’intéresser les pays les plus pauvres de la planète ; prétendre que l’on peut nourrir les gens au même prix en renonçant aux intrants agrochimiques, voilà quelques-unes des sottises entendues ici où là. Elles émanent de personnes qui, à force de ne douter de rien et surtout pas de leurs convictions, frisent le sectarisme.