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Légumes transformés/Conjoncture Bilan 2012 en demi-teinte pour les légumes en conserve et surgelés, inquiétudes pour 2013

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Après une année 2012 très marquée par des conditions météo difficiles, une certaine prudence est de rigueur pour les anticipations sur la campagne 2013, avec une météo à nouveau très délicate et un niveau de stocks très bas, estime Unilet, interprofession des légumes en conserve et surgelés. En cause, le froid et la pluie qui ont compliqué le semis et perturbent déjà la récolte de pois et de haricots.
L’an passé, malgré une hausse des surfaces mises en culture de 3 %, les volumes ont globalement diminué de 2 % (avec d’importantes différences selon les cultures). Et si les fabrications de légumes surgelés sont restées stables par rapport à la moyenne des cinq dernières années (léger recul par rapport à 2011), celles de légumes en conserve ont baissé de 6 % (sur les deux périodes, hors maïs doux).
Quelques productions ont enregistré des reculs particulièrement forts. Suite à une campagne catastrophique de jeunes carottes , la fabrication de pois et carottes en conserves a reculé de 35 % par rapport à 2011 et de 26 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La récolte de pois n’a pas été très abondante malgré des rendements corrects, du fait de niveaux d’emblavements historiquement faibles, mais le déficit de carottes a entraîné un report vers la production de conserves de pois seuls ce qui a permis de limiter les dégâts (- 2 % par rapport moyenne des cinq dernières années) et de limiter le recul pour les pois surgelés (- 6 %). Le flageolet en conserve continue de décliner (- 9 % par rapport à 2011, - 24 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années) et le record des baisses de fabrications de 2011 est battu. En surgelé, les fabrication de pois (- 10 %), d’épinards (- 14 %) et de chou-fleur (- 22 %) témoignent de petites campagnes mais les autres production se développent.Sur un marché mature, la consommation s’est maintenue. La conserve profite même d’un effet crise avec des volumes en hausse de 2 % (+1 % pour les surgelés). Les marchés hors foyers pâtissent en revanche de la situation de la restauration commerciale, qui souffre de la crise.
Concernant les échanges extérieurs, le solde s’est dégradé. Positif sur les conserves, il s’est maintenu en valeur malgré un recul en volume. Sur les surgelés, le déficit s’est accentué tant en volume qu’en valeur, du fait notamment du fort recul des exportations de haricots (- 9 %).

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