Les données actualisées par TNS Secodip viennent majorer les chiffres d’achat précédents, ce qui tempère le bilan morose d’abord établi par l’Ofival.
Après correction des erreurs générées par TNS Secodip dans ses résultats sur les achats des ménages sur 2003 et 2004, le panéliste ayant omis de comptabiliser des achats « atypiques », le constat préoccupant concernant la consommation de viande, volaille et jambon doit être tempéré. Le bilan des deux dernières années annonçant une sévère dégradation des achats de viande n’est donc pas si noir. La rectification de ces erreurs se traduit par une majoration des achats, comptabilisés entre novembre 2003 et décembre 2004, en moyenne de 2 % en volume et de 1 % en valeur pour l’ensemble des produits. De quoi s’interroger sur la fiabilité et l’importance donnée aux panels distributeurs…
Le porc frais : - 4 % au lieu de - 8 %
Les évolutions entre 2003 et 2004 se retrouvent sensiblement modifiées après correction pour certains produits. C’est le cas du porc frais dont les achats n’ont reculé que de 4 % au lieu de 8 %, et pour la viande ovine dont la consommation est finalement demeurée stable alors qu’elle était annoncée en baisse de 3 %. Quand la rectification des résultats amplifie la croissance des produits élaborés de volaille (+ 12 % au lieu de + 7 %), elle minore celle du canard (+ 2 % au lieu de + 5 %). L’impact est également significatif pour la viande de bœuf (baisse ramenée de 3 à 1 %). Par contre, aucune incidence n’est décelable pour le veau, le jambon et la pintade.
Stabilisation des volumes en début d’année
Les premières tendances de 2005 contribuent également à modérer la morosité générale. Sur le cumul des deux premières périodes de 2005 (du 27/12/2004 au 20/02/2005), les achats de viande, volaille et jambon se sont en effet stabilisés en volume à - 0,2 %. En valeur, la consommation a conservé une orientation légèrement positive à + 1,5 % du fait d’une hausse des prix de + 1,7 %, en ralentissement malgré tout. Les produits élaborés tels que le bœuf haché frais et surgelé, les découpes de poulet et les produits élaborés de volaille ont poursuivi leur croissance. On note une reprise des achats de dinde, ainsi que la bonne tenue du canard et de la pintade. Les achats de veau ont retrouvé en ce début d’année leur niveau de 2002 et 2003, supérieur à celui de l’année précédente. En revanche, la tendance s’est dégradée pour la viande ovine. Les plus fortes baisses proviennent du porc frais, du jambon sec et du bœuf à bouillir, ainsi que du cheval.
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