CRAINTE POUR L'AVENIR
Malgré un environnement économique difficile, la Suisse a exporté, l'an dernier, 68 009 tonnes de fromages, ce qui représente une hausse de 1,7 % par rapport à 2012. Depuis 2007 et la libéralisation du marché du fromage, les exportations, qui plafonnaient à l'époque à 59 303 tonnes, ont augmenté régulièrement. L'Emmentaler AOC (16 870 tonnes), le Gruyère AOP (12 207 tonnes) et l'Appenzeller (5 185 tonnes) restent les favoris des consommateurs et représentent à eux seuls plus de la moitié des exportations. La libéralisation du marché du fromage se traduit également par une augmentation régulière des importations. Par rapport à 2012, la hausse est de 2,5 %, atteignant 52 133 tonnes. Là aussi, les principaux échanges ont été effectués avec les pays directement voisins. L'Europe reste le client numéro des fromagers suisses. Elle consomme plus de 80 % de leur production, l'Allemagne arrivant largement en tête avec 30 121 tonnes, suivi de l'Italie et de la France, selon les chiffres publiés par le Switzerland Cheese Marketing (SCM), chargé de communication et de la promotion de la profession.
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Cette importance de l'Europe inquiète le SCM pour qui la tendance des ventes vers la zone pourrait cependant s'inverser en cas de remise en cause des accords bilatéraux suite à l'acceptation de l'initiative sur l'immigration. « Si les accords bilatéraux tombaient, il faudrait certainement s'attendre à une légère baisse des exportations », a expliqué à l'agence de presse ats Manuela Sonderegger, porte-parole de SCM. Dans l'immédiat, Manuela Sonderegger a estimé qu'il était encore trop tôt pour évaluer les conséquences du vote sur les exportations fromagères dans l'Union Européenne. Depuis le vote du 9 février, les autorités européennes sont très dures avec la Suisse et ont menacé de dénoncer tous les accords bilatéraux.