Les surfaces mondiales en agriculture biologique ont connu en 2016 une croissance record, a souligné le 29 mars l’institut de recherche FIBL. Elles affichent un total de 57,8 Mha (+7,5 Mha par rapport à 2015), selon une présentation de Helga Willer lors d’un séminaire de l’Agence bio à Paris. 1,2 % des terres cultivées sont bio en 2016. Largement en tête de la répartition des superficies, l’Océanie voit la plus forte progression à 27,3 Mha (contre 18,5 Mha en 2015), suivie par l’Europe à 13,5 Mha (contre 11,8 Mha). Le podium est occupé par l’Australie (27,15 Mha), l’Argentine (3,01 Mha), la Chine (2,28 Mha), loin devant la France en huitième place (1,54 Mha). Quinze pays affichent au moins 10 % de part de surfaces en bio, notamment l’Autriche (21,9 %), l’Italie (14,5 %), la Suisse (13,5 %). Le marché mondial du bio s’établit à 84,7 Mrd€ (contre 75,9 Mrd€ en 2015), d’après le FIBL. Près de la moitié se situe aux États-Unis (38,94 Mrd€), le reste d’abord en Allemagne (9,45 Mrd€), en France (6,74 Mrd€), en Chine (5,9 Mrd€). Mais c’est au Danemark que la part du bio est la plus élevée, avec 9,7 % du marché en 2016, les États-Unis (5,3 %) n’arrivant que sixièmes, la France (3,5 %) neuvième. La Suisse est quant à elle championne de la consommation par habitant, avec un budget de 274 euros/an, quand la France se classe neuvième, avec 101 euros/an.
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