Dans une étude publiée le 10 avril, la Fondation pour la nature et pour l’homme (FNH) pointe « la part de responsabilité de la grande distribution » dans la baisse des ventes de produits bio de 12 %, entre 2020 et 2023. FNH épingle l’absence de « stratégie » bio et d’« objectifs chiffrés (en termes de référencement, de prix et de communication) » chez les huit principaux distributeurs français (Carrefour, Coopérative U, Lidl, Les Mousquetaires/Intermarché, Casino/Monoprix, Aldi, Auchan et Leclerc). Elle regrette aussi le peu d’offres en rayons, constatant « notamment 7 % à 25 % de références bio en moins selon les enseignes entre 2022 et 2023 ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Pour atteindre l’objectif de 21 % de SAU bio d’ici 2030, inscrit récemment dans la LOA, FNH estime qu’il « va falloir multiplier par deux la part de bio dans la consommation à domicile, en passant de 6 à 12 % ». Pour cela elle appelle les distributeurs à « s’engager » sur un objectif de 12 % au moins de chiffres d’affaires bio d’ici 2030 ; à « systématiser la contractualisation et les engagements tripartites » avec l’amont agricole ; et à « travailler à la double implantation » en magasin (en rayon bio dédié et rayons classiques). En outre, elle appelle les distributeurs à dédier « a minima 10 % » de leurs investissements média à la bio, contre « moins de 5 % » en 2021 pour sept d’entre eux. FNH formule aussi plusieurs recommandations à l’Etat. Elle l’appelle notamment à « ancrer l’objectif de 12 % de chiffre d’affaires biologique dans la loi » ; à « exiger plus de transparence sur la construction des prix bio » ; et à « poser les bases d’une réflexion autour de la structuration d’une démarche de type interprofessionnelle ».