Dans un rapport sur la crise de l’agriculture biologique (AB) daté de juin, dévoilé par Contexte le 2 septembre, le CGAAER estime qu’il faut « un nouveau plan d’action » dont la « cible » à long terme doit être la hausse de compétitivité et non la hausse de la SAU bio. Pour cela, les inspecteurs du CGAAER recommandent de structurer l’AB « sur le modèle des organismes de défense et de gestion (ODG) des autres signes de qualité et d’origine (Siqo) » et « bien articulée avec les interprofessions ». Ils appellent l’État à « clarifier » que le développement de la bio sert les « objectifs stratégiques » de baisse d’usage de pesticides et engrais de synthèse. En ce sens, ils recommandent d’utiliser les aides de la Pac (écorégimes, Maec) pour « créer des écarts assez importants, proportionnels et permanents de financements » qui soient « incitatifs en faveur des pratiques durables, dont l’AB ».
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Pour les inspecteurs, l’État doit conserver la possibilité d’actions conjoncturelles en cas d’aléas, en complément du système assurantiel, « mais sous conditions agroécologiques » : c’est-à-dire « en attribuant davantage de financements conjoncturels à l’agriculture biologique qu’à l’agriculture conventionnelle, toutes choses étant égales par ailleurs ». De plus, le CGAAER estime que les intermédiaires de l’aval (fournisseurs d’intrants, collecte, transformation, commercialisation) « doivent être responsabilisés » dans l’atteinte des objectifs, « avec un pilotage et une réglementation contraignante », car « ils jouent un rôle très important d’orientation de la demande de produits alimentaires ». Enfin, il recommande d’encourager « l’amélioration continue » du cahier des charges de l’AB pour y intégrer les enjeux du développement durable.