Les prix des fruits et légumes auraient augmenté de 16 % en un an, selon le dernier observatoire des prix des fruits et légumes de l’association de consommateurs Familles Rurales, dévoilé le 25 juillet. Une tendance nouvelle se fait jour cette année : l’inflation a été marquée de manière importante quelle que soit la gamme considérée, qu’il s’agisse du conventionnel (+17 %) ou du bio (+15 %). Au contraire, en 2022, les évolutions des produits bio et conventionnels avaient divergé. S’agissant des fruits, l’écart est plus marqué : +14 % en conventionnel et +8 % en bio. Le prix de la carotte aurait progressé de 65 % en un an en conventionnel, et de 35 % en bio. Pareillement, la fraise serait plus chère de respectivement 25 % et 22 %.
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L’association dénonce un « système de marges maintenu par la loi Descrozaille qui pénalise autant les consommateurs que les producteurs », rappelant que « manger au moins cinq fruits et légumes par jour représente entre 5 % et 18 % d’un Smic net mensuel pour une famille de quatre personnes ». Elle appelle à « une meilleure régulation des marges, en imposant notamment une plus grande transparence à la grande distribution sur celles qu’elle réalise sur chacun de ses rayons ». Familles rurales demande aussi l’instauration d’une allocation alimentaire mensuelle de 65 € dédiée « aux ménages vivant avec le seuil de pauvreté ou en dessous, laquelle permettrait de compenser ce qui leur manque aujourd’hui pour suivre les recommandations de santé publique ».