Dévoilé le 28 février au Salon de l’agriculture, le traditionnel baromètre de l’Agence bio décèle « un basculement » dans la perception et la consommation des produits bio. « Le message clef qu’on retient, c’est le besoin de praticité et de plaisir. Au-delà, on a du mal à pouvoir accrocher sur un message purement environnemental », a indiqué la directrice de l’Agence bio Laure Verdeau en conférence de presse. Sur 4 000 personnes interrogées par l’Observatoire société et consommation (Obsco), la part de Français se déclarant globalement « préoccupés » par les questions environnementales a baissé de 8 points par rapport à 2022 (à 73 %). Concernant le "bien-manger", le nombre de Français qui associent cette notion à une alimentation saine est en baisse de 6 points (34 %). De même, le lien au respect de la nature est en baisse de 9 points (13 %). À l’inverse, le nombre de Français qui associe le "bien manger" au « plaisir » et à « la convivialité » progresse respectivement de 15 et 10 points (à 42 % et 32 %). De plus, la part de Français estimant que faire la cuisine est « une corvée » est en hausse de 4 points (34 %).
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Le phénomène touche également les consommateurs réguliers de bio, c’est-à-dire consommant du bio au moins une fois par mois. Chez eux, la préoccupation santé baisse de 4 points (à 53 %), et la préoccupation pour l’environnement de 6 points (à 37 %). Le baromètre décèle aussi « une baisse généralisée de l’attention » portée aux labels AB (-5 points) et Eurofeuille (-2 points). Si le bio continue à être perçu comme cher, bien que cela n’est pas tout à fait conforme à la réalité a souligné Laure Verdeau, la majeure partie des Français souhaitent pouvoir consommer du bio hors-domicile et notamment en restauration collective.