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Biocarburants à base d’huile de palme : réunion décisive courant janvier

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À l’occasion de la séance des questions au gouvernement le 7 janvier, la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a annoncé qu’elle réunira, sur le sujet des biocarburants à base d’huile de palme, « l’ensemble des parties prenantes début janvier », et qu'« aucune décision n’interviendra avant cette concertation ».

Au préalable, la ministre a défendu en séance la « cohérence », avec la réglementation actuelle, de la note des Douanes portant sur la fiscalité des certains biocarburants à base d’huile de palme, les PFAD, parue en décembre et que plusieurs ONG attaquent devant le Conseil d’État. Les ONG estimaient que cette note anticipait la parution d’un arrêté, finalement jamais publié, reclassant les PFAD comme des résidus, ce qui permettait selon eux, aux biocarburants d’huile de palme de retrouver la fiscalité avantageuse dont les députés les ont privés depuis le 1er janvier 2020.

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Elisabeth Borne met en avant que la réglementation en vigueur permet déjà aux PFAD de continuer de bénéficier de cette fiscalité : « Dans l’arrêté préfectoral de mai 2018 autorisant l’exploitation de la raffinerie de La Mède (exploitée par Total, NDLR), comme dans le communiqué de Nicolas Hulot publié à cette occasion, les PFAD sont classés comme des matières premières issues du recyclage des huiles. De la même façon, notre stratégie de lutte contre la déforestation importée indique que les PFAD sont des matières premières qui permettront de produire des biocarburants de 1ère génération » (sic).

La ministre ajoute toutefois « les PFAD doivent faire l’objet de critères de durabilité, ce qui suppose de certifier de nouvelles filières d’approvisionnement qui n’existent pas aujourd’hui ».

La ministre a défendu la note des Douanes attaquée au Conseil d’Etat