La production de bioénergies à partir de cultures ne menace pas l’approvisionnement alimentaire, conclut un rapport présenté par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et réalisé en collaboration avec la Banque mondiale et des centres de recherche universitaires. Basé à Washington, l’IFPRI est l’institut qui a réalisé pour la Commission européenne l’étude sur le changement indirect d’affectation des sols lié à la production de biocarburants ayant servi de base à la législation limitant la part des biocarburants de première génération dans les transports à 7 % (1).
Pourtant dans cette nouvelle étude, l’IFPRI indique que les politiques d’incitation à la production de bioénergies pourraient avoir, sur la sécurité alimentaire, un impact « fortement positif, si elles sont correctement conçues, et en contribuant à attirer des investissements dans l’agriculture qui font cruellement défaut dans la plupart des pays en développement ». Le rapport souligne également que la nourriture et la bioénergie ne sont pas nécessairement en concurrence pour la terre, « la terre n’étant pas, le plus souvent, le facteur critique affectant la sécurité alimentaire ». L’amélioration des infrastructures et de la commercialisation peut améliorer le fonctionnement des marchés agricoles en même temps que la viabilité des projets de bioénergie, souligne le rapport. L’IFPRI recommande enfin le recours à des cultures « flex » qui fournissent de la nourriture en plus d’autres co-produits qui peuvent contribuer directement à la production de bioénergie.
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Des conclusions que le Bureau européen du biodiesel (EBB) ne manque pas de saluer. En effet, le biodiesel est le biocarburant le plus désavantagé par les facteurs de changement indirect d’affectation des sols (ILUC), notamment parce que les co-produits (tourteaux utilisés en alimentation animale) n’étaient pas ou peu pris en compte.
(1) Voir n° 3493 du 20/04/2015