Au cours d’une conférence de presse le 22 octobre sur la décarbonation du commerce de gros, la CGF (Grossistes de France) a exprimé son besoin d’un mix énergétique pluriel, tout en présentant d’ambitieux objectifs d’électrification de ses flottes. La confédération des grossistes s’inquiète en particulier d’une possible augmentation de la fiscalité sur le gazole B100 dans le cadre du PLF26. Les professionnels visent à l’horizon 2030 d’importants pourcentages de véhicules électriques : 15 à 25% de poids lourds selon les secteurs, 20 à 40% d’utilitaires et 25 à 50% de voitures, contre respectivement 0,5%, 1,5% et 12% en 2024. La CGF espère pour cela lever des contraintes à l’électromobilité. Elle a mis en avant le manque d’autonomie pour les « gros rouleurs » ou le manque de bornes publiques en ville, qui entraîne le recours à un nombre supérieur de véhicules, les coûts importants des véhicules électriques et des bornes de recharge rapides, ainsi que des exclusions assurantielles à la pose de panneaux photovoltaïques sur des entrepôts. Les grossistes veulent se décarboner dans un « cadre clair alliant réalisme et progressivité » en pouvant compter sur des prix de vente et de rachat d’électricité et sur une fiscalité adaptée aux capacités d’investissement.
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SC