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Biocarburants : les pays d’Europe centrale inquiets

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Les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Pologne et Slovaquie) plus la Bulgarie et la Roumanie ont présenté une déclaration commune (adoptée à Visegrad le 21 septembre) à l’occasion du Conseil agricole du 6 novembre à Bruxelles dans laquelle ils s’inquiètent de l’avenir de la production de biocarburants en Europe.

La production de biocarburants d’origine agricole doit être « maintenue ou, si possible, augmentée » après 2020, estiment-ils. Il s’agit d’un « élément crucial pour augmenter la production d’aliments à haute teneur en protéines pour les animaux » et dans le contexte d’excédents agricoles actuels. L’élimination progressive des biocarburants affecterait également les revenus ruraux et « forcerait les investisseurs à fuir l’Europe », écrivent ces États membres.

La Commission européenne a proposé de plafonner à 3,8 % en 2030 les biocarburants de première génération (contre 7 % actuellement) et de porter à 3,6 % la part des biocarburants dits avancés. Les discussions sont en cours au Parlement européen. Sa commission de l’environnement a adopté, le 23 octobre, son rapport sur la révision de la directive européenne sur les énergies renouvelables (1), dans lequel les eurodéputés se prononcent pour une élimination complète des biocarburants issus de cultures alimentaires d’ici 2030 et l’interdiction de ceux produits à partir d’huile de palme dès 2021. Le texte doit encore être adopté en commission de l’industrie (vote prévu le 28 novembre) puis en plénière.

Au niveau des États membres, la présidence estonienne espère faire adopter par les ministres de l’environnement des Vingt-huit une approche générale sur ce dossier au mois de décembre.

(1) Voir n° 3616 du 30/10/2017